Voyager, rester, et repartir...

« Quand on est bien dans sa peau, voyager, c'est être ailleurs, ce n'est plus être loin », Isabelle Adjani

« Quand on ne voyage qu'en passant, on prend les abus pour les lois du pays », Voltaire

« Le plus incroyable des voyages est celui de l'intérieur », inconnu

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lundi 6 décembre 2010

El Diente, vivre à la verticale!

El Diente, Guadalajara
Le samedi 3 décembre est une date importante dans l'avenure mexicaine du Gringo. Après environ 80 jours, j'ai enfin réussi à me rendre vers un site d'escalade : El Diente. C'est un immense terrain de jeux pour les grimpeurs. Il y a des voies de 15 à 30 mètres, des façades, des toits, et en plus, un nombre incalculable de rochers pour du bouldering. Pour moi, El Diente va devenir une deuxième maison même si il faut de 60 à 90 minutes pour s'y rendre à vélo.
Je dois admettre que j'étais nerveux avant d'entreprendre ma première voie. Une première depuis Guilin en Chine il y a de cela plus d'un an. L'idée de grimper en second ne m'attirait pas vraiment. Alors, je suis parti les mains dans la fissure. Une première dégaine, une deuxième, la confiance revient et finalement c'est comme le vélo, ça ne se perd pas.
 
El Gringo lors de sa première visite à
El Diente
El Diente, c'est une roche abrasive (c'est relatif!). Le travail, les petites réglettes, les mouvements en force, j'ai repris contact avec tout ces aspects. La mains dans une petite fissure, les deux pieds en adhérence, les épaules en contre-poids et c'est le moment de passer la corde dans la dégaine. Le corps commence à trembler, l'adhérence se relâche, clic! La corde passe et c'est le temps de continuer. L'extase et toujours repousser ses limites, cette visite a été un vrai bonheur quoi!

Le site possède de nombreux secteurs et je me ferai un devoir de les découvrir. L'escalade pour moi, et cette journée me le rappelle, est un moyen de m'échapper, de retrouver l'équilibre. Sur un mur, il n'y a pas de bons ou de mauvais mouvements. Une seule chose importe, le moment présent. La pensée est axée sur la gestion des éléments dont il est possible de contrôler. Rien d'autres.


La Florita rockera à
 ses débuts.
 Pour El Gringo, après un arrêt de plus d'un an, la reprise du contact avec la roche n'était pas qu'une activité sportive, c'était un retour à l'essentiel... En plus, la Florita rockera a pour la première fois essayé de grimper. Avec mon harnet, elle a expérimenté ce sport et a pu se rendre à l'évidence que les risques sont minimes en second!

À El Diente, j'ai pu renouer avec une phrase que j'essaie de suivre depuis longtemps. Avec ce que l'on peut contrôler, « Just do it », avec ce qui est hors de notre contrôle, « Let it be ».    



mercredi 17 novembre 2010

Sayulita, la première impression n'est pas toujours la meilleure!


La plage de Sayulita offre davantage
 que sable et soleil!
 Il y a des endroits que l'on visite pour découvrir une culture, pour voir des paysages saisissants ou pour pratiquer nos activités favorites. Dans mon cas, l'idée des plages est un film horreur... Quoi de plus difficile que de s'étendre sur une serviette et faire le crapais soleil. El Gringo a mis ses appréhensions de côté et s'est soumis à l'exercice en se dirigeant vers Sayulita, dans la province de Nayarit, pour la lune de miel collective de la soeur de la Florita rockera. Quelle surprise! Kayak de mer, bouldering le long de la plage et surf : l'amateur d'activités extérieures était bien servi!

À la suite d'un voyage de quatre heures, d'une entente entre le conducteur du véhicule, sans lien avec la famille de Laura, avec un policier pour éviter un « ticket  » (en échange d'une promesse de quelques caisses de bières difficiles à trouver, hé... la corruption!), mi corazon et moi sommes finalement arrivés dans le village. Après avoir tourné en rond quelques minutes pour trouver l'hôtel, le temps était venu de mettre les maillots de bain et de se diriger vers la plage.

Le surf est une activité populaire
à Sayulita.
Si la première impression est toujours la bonne, Sayulita est une exception qui confirme la règle. À première vue, El Grigo n'était pas très impressionné. Sable, petits coquillages, roches, rien d'extraordinaire. Après avoir exploré les environs, j'ai découvert un endroit de bouldering, la possibilité de louer un surf pour 100 pesos par jour, ou un kayak de mer. D'une plage comme les autres, c'est devenu un endroit agréable pour s'échapper un week-end durant.

L'une des falaises pour
 le bouldering
J'ai passé l'après-midi à jouer pieds nus sur les rochers. Les vagues avançaient doucement et craient un matelas parfait pour accueillir les chutes des différentes tentatives d'ascensions et de traverses. Ainsi, finalement, j'ai passé quelques heures à m'amuser pour terminer sur ma serviette auprès de mi corazon tout en prenant quelques bières froides.

L'après-midi se terminait, la tente était montée et le soleil se couchait tout en  colorant le ciel de couleurs flamboyantes. Pour mon compte, j'étais comblé. Au réveil, un café bien noir était bienvenue. Le retour à la plage avec le père de La Florita rockera et sa copine en compagnie de la famille élargie des nouveaux mariés. Avec un hamac en prime... El Gringo est revenu très heureux.
 
Un coucher de soleil à Sayulita
L'état de la ville elle-même laisse cependant à désirer. Des glissements de terrains, des bâtiments en ruine, une présence touristique accrue transforment légèrement la plaza, mais c'est tout de même une baie où il y a davantage qu'une simple plage.