Voyager, rester, et repartir...

« Quand on est bien dans sa peau, voyager, c'est être ailleurs, ce n'est plus être loin », Isabelle Adjani

« Quand on ne voyage qu'en passant, on prend les abus pour les lois du pays », Voltaire

« Le plus incroyable des voyages est celui de l'intérieur », inconnu

mardi 11 janvier 2011

Feliz Navidad 2010! - 1ère partie


Le Degollado est un théâtre de style néoclassique
Entrer dans un centre commercial en t-shirt pour aller acheter des cadeaux de Noël, ça fait un peu bizarre. Noël arrive et on est pas réellement dans l'ambiance des fêtes. Bien qu'il y ait des décorations, la perception du temps des Fêtes est différente. Il y avait un élément manquant : une tempête de neige, mes parents et mes frères, je ne sais pas trop...
La période des festivités a bien débuté en un cadeau inattendu de ma belle-maman favorite : des billets pour aller voir le ballet « Casse-Noisette » au théâtre Degollado. Datant de 1856, cet endroit est un magnifique amphithéâtre de style néo-classique avec des fresques impressionnantes sur la coupole et un impressionnant chandelier au plafond. Avec ma belle-sœur, son mari, ma belle-mère et Laura et j'ai eu la chance d'apprécier l'œuvre de Tchaïkovsky. Néanmoins, j'ai également observé le manque de savoir-vivre des spectateurs qui mangeait des Doritos ou qui avaient leur Iphone et Blackberry allumé.
Les peintures sur la coupole sont
magnifiques. 
Plus tard, dans les activités menant à la fête de Noël, les posadas. C'est un peu comme les partys de bureau au Québec, mais avec une teinte mexicaine. Tout est prétexte pour célébrer une posada. Animée, amusante, ces soirées ont plusieurs traditions dont la « pinata ». Alors , comme à l'habitude, ma belle-famille a continué à me faire découvrir les aspects positifs et intéressants de leur pays qui devient petit à petit ma terre d'adoption.
Finalement, la journée de Noël est arrivée. Suite à l'annonce d'un nouveau travail, la préparation de mes classes, le congé était bienvenue. Avec le père de Laura, la famille de sa mère, nous avons passé une journée agréable, mais encore je sentais qu'il me manquait je ne sais quoi... la neige, le froid, etc. Peut-être, il possible de sortir un Québécois du Québec, mais pas le Québec du Québécois.
Cadeaux, plaisir, tous étaient excités. Un nouveau job - pour le moment - et les problèmes d'argent partis, il
La Florita, Alejandra, Nori la Reina y Paco su corazón,
 Pablo y El Gringo!
 était temps de célébrer en couple. Suite à un excellent souper, au cours duquel nous avons dégusté des sushis, Laura et moi étions prêts pour mon premier séjour à Mexico City. Je me dirigeais vers la sixième plus importante agglomération de monde. Un cadeau de Noël que je me suis payé!
 (À Suivre...)

lundi 6 décembre 2010

El Diente, vivre à la verticale!

El Diente, Guadalajara
Le samedi 3 décembre est une date importante dans l'avenure mexicaine du Gringo. Après environ 80 jours, j'ai enfin réussi à me rendre vers un site d'escalade : El Diente. C'est un immense terrain de jeux pour les grimpeurs. Il y a des voies de 15 à 30 mètres, des façades, des toits, et en plus, un nombre incalculable de rochers pour du bouldering. Pour moi, El Diente va devenir une deuxième maison même si il faut de 60 à 90 minutes pour s'y rendre à vélo.
Je dois admettre que j'étais nerveux avant d'entreprendre ma première voie. Une première depuis Guilin en Chine il y a de cela plus d'un an. L'idée de grimper en second ne m'attirait pas vraiment. Alors, je suis parti les mains dans la fissure. Une première dégaine, une deuxième, la confiance revient et finalement c'est comme le vélo, ça ne se perd pas.
 
El Gringo lors de sa première visite à
El Diente
El Diente, c'est une roche abrasive (c'est relatif!). Le travail, les petites réglettes, les mouvements en force, j'ai repris contact avec tout ces aspects. La mains dans une petite fissure, les deux pieds en adhérence, les épaules en contre-poids et c'est le moment de passer la corde dans la dégaine. Le corps commence à trembler, l'adhérence se relâche, clic! La corde passe et c'est le temps de continuer. L'extase et toujours repousser ses limites, cette visite a été un vrai bonheur quoi!

Le site possède de nombreux secteurs et je me ferai un devoir de les découvrir. L'escalade pour moi, et cette journée me le rappelle, est un moyen de m'échapper, de retrouver l'équilibre. Sur un mur, il n'y a pas de bons ou de mauvais mouvements. Une seule chose importe, le moment présent. La pensée est axée sur la gestion des éléments dont il est possible de contrôler. Rien d'autres.


La Florita rockera à
 ses débuts.
 Pour El Gringo, après un arrêt de plus d'un an, la reprise du contact avec la roche n'était pas qu'une activité sportive, c'était un retour à l'essentiel... En plus, la Florita rockera a pour la première fois essayé de grimper. Avec mon harnet, elle a expérimenté ce sport et a pu se rendre à l'évidence que les risques sont minimes en second!

À El Diente, j'ai pu renouer avec une phrase que j'essaie de suivre depuis longtemps. Avec ce que l'on peut contrôler, « Just do it », avec ce qui est hors de notre contrôle, « Let it be ».    



mercredi 1 décembre 2010

13,5 secondes, l'expérience Karne Garibaldi!

El Gringo et la Carne en su Jugo,
un met typique de Guadalajara
Dans toutes les villes, il y a un restaurant qui se distingue. Normalement, c'est en raison d'une spécialité typiquement locale, de la situation géographique ou de l'ambiance. À Guadalajara, tous connaissent le restaurant Karne Garibaldi pour une toute autre raison. Ce restaurant possède le record Guiness pour le repas servi le plus rapidement au monde. Ici, l'expression « Fast Food » est littérale. Il s'écoule 13,5 secondes entre la commande et le moment où le plat est servi!
C'est une expérience!

Je m'assis avec la Florita rockera et la Reina (ma belle-mère), pose mon sac pendant qu'elles commandent, je me retourne et la surprise, le serveur arrivait déjà avec nos plats. Enfin, je dois avouer que ce n'est pas le restaurant qui offre le plus grand choix sur la carte. Je crois qu'il y a deux plats. El Carne en su Jugo est le plus populaire. Les plats sont préparés en avance et à la vue de tous sur une table. Je dois insister sur le fait que c'est excellent. La viande est tendre et baigne dans un bouillon juste assez épicé. Avec un peu de guacamole, de salsa et des tortillas, c'est un met caractéristique de Guadalajara à découvrir! Et il ne faut pas oublier la « jericalla » - une sorte de flanc - pour dessert... Excellent!

Votre repas est servi en 13,5 secondes.
 L'ambiance y est conviviale et je suis en excellente compagnie. Quoi demander de plus? Toutes deux m'avaient mentionné que ce restaurant était une expérience... Elles avaient bien raison. C'est 13,5 secondes d'attente, et une heure de bla-bla agréable autour d'un dîner à la hauteur de mes attentes. Si l'expression « Fast Food » a une connotation péjorative normalement, Karne Garibaldi lui donne un sens totalement opposé : rapidité, convivialité et saveur. Le tout en 13,5 secondes!